
Continuer d'"amuser la galerie" avec les dépassements d'honoraires en cachant aux français le véritable coût de leur modèle social obsolète est une forfaiture
j'ai 62 ans et je suis en secteur 1, je n'ai donc plus rien à redouter de cette propagande de bas étage, après avoir vu fuir l'âge d'or de la médecine juste avant que je débute dans la carrière et constaté la déconfiture des illusions collectivistes et conventionnelles en la matière
Réactiver la cnamlib me paraît effectivement une nécessité. Non seulement dans l'intérêt des médecins mais aussi de leurs patients (nous entre autres...)
Les syndicats médicaux qui n'ont jamais fait grand chose de plus que de servir d'accompagnement à un système conventionnel inique, ne sont même plus capables de tenir cette place, pour avoir relevé la tête une seule fois. en donnant des consignes tarifaires.. Que peut faire au juste un syndicat médical? Inciter à la grève et se faire accuser d'apologie du meurtre? Donner des consignes tarifaires et se faire attaquer par la dgccrf? en fait les syndicats médicaux ne peuvent rien faire d'autre pour leurs adhérents que de les pousser à accepter tout et n'importe quoi sous peine de passer eux-mêmes a la moulinette... ça s'appelle la démocratie sociale...
Leurs actions syndicales concernant les consignes tarifaires ont été condamnées par une justice aux ordres de la Sécu, de la même façon qu'ils seraient condamnés pour incitation à la cessation d'activité... donc en terme d'action syndicale possible pose zero et je ne retiens rien... et en plus, au train où vont les choses, il faudra pratiquement repasser ses diplômes tous les cinq ans pour pouvoir continuer à exercer... autrement dit " fait entre 8 et 15ans d'études, bosse sans t'arrêter, prend ce qu'on te donne, repasse tes examens sans arrêt, et ferme ta gueule..."(et évite de te suicider...)
heureux routiers heureux électriciens heureux aiguilleurs du ciel et autres conducteurs de trains qui peuvent en toute impunité paralyser le pays et empêcher tous ceux qui ne sont pas en grève de travailler
néanmoins et en dépit de tout ce qui précède, j'ai toujours dit que le secteur 2 n'avait pas d'avenir dans la mesure où les honoraires ne peuvent pas pour des raisons politiques et même simplement pratiques se dissocier totalement et indéfiniment de la couverture assurantielle, sauf à rendre inopérante la notion même d'assurance...
c'est donc le système d'assurance dans son ensemble qui est à revoir et pas seulement à cause des honoraires médicaux qui constituent la partie visible de l'iceberg
notre problème est de ne pas réellement bénéficier de la solvabilité garantie des patients comme l'ont cru ceux qui nous ont imprudemment engagés dans le système conventionnel, celui de patients est en fait de ne plus être correctement assurés
j'ai répété des dizaines de fois qu'il était totalement inutile de demander à notre système d'assurance collectivisé des prestations qu'il est depuis trente ans incapables de financer autrement que par le biais du déficit et des emprunts permanents... après le temps des ardoises vient le temps de l'addition comme au bistrot...
Contrairement à la propagande actuelle véhiculée par la cnam, les politiques et les associations de patients, c'est effectivement le secteur 2 qui a permis d'avoir encore des spécialistes médicaux et chirurgicaux en France en compensant en partie la carence de l'assurance maladie.. les Français sont en train de s'apercevoir qu'ils ne sont pas assurés à la hauteur de leurs exigences en matière de soins, alors qu'ils se prenaient pour les ayants droit définitifs d'un système aux ressources inépuisables
depuis des années, je répète à qui veut l'entendre que nos critiques doivent être centrées sur le prétendu système solidaire qui donne l'illusion de la solvabilité et qui s'enfonce
Dans des problèmes de plus en plus insolubles. Cesser de valider le système conventionnel, contester la gestion et même les fondamentaux collectivistes de l'assurance maladie pour réclamer une vraie réforme libérale du système, faisant jouer la concurrence entre assureurs, est depuis longtemps un objectif crucial. aucun des pays qui s'est obstiné dans la voie du financement collectif n'a été capable d'en équilibrer les comptes, sans avoir recours à des mesures autoritaires envers les soignants et à des restrictions concernant les assurés sociaux même si ces mesures ne résolvent rien de façon définitive, et ne réussiront qu'à engendrer à terme des déserts médicaux fonctionnarisés
pour les Français conditionnés depuis 60 ans par les prechi prechas collectivistes sur le droit imprescriptible à la santé, le coût des soins est toujours trop élevé pour des raisons psychologiques, lorsqu'ils ont a en payer même une faible partie de leur poche et volontairement ignoré dans les autres cas quel qu'en soit le montant dire que nous avons affaire à 60 millions d'irresponsables fabriqués par le système n'est pas exagéré
Le réveil sera dur, et le vrai visage technocratique de la solidarité d'état finira par apparaître tel qu'il est réellement partout dans le monde. Le jour où le système refusera de réanimer les trop vieux de poser des prothèses articulaires et des implants oculaires à des sujets à l'espérance de vie jugée trop faible par des technocrates de merde, les Français sauront enfin ce qu'ils doivent finalement au système prétendument solidaire, et finiront par chercher désespérément des assureurs, qui auront alors tout le loisir de les entuber dans un système devenu totalement sauvage. le problème pour trouver des soignants qui auront alors tout le loisir de se déconventionner rendra caduques toutes leurs revendications contre les dépassements d'honoraires...
Avant d'en arriver là il faudrait se débarrasser une fois pour toutes de la Sécu de grand papa de sa gestion syndicale de merde et de ses fondamentaux débiles pour passer à des systèmes de financement agréés, multiples et diversifiés, public pour les pauvres, mutualiste et privé pour les autres, en rapport avec l'augmentation inévitable de l'offre et de la demande médicale.
La médecine sous la coupe de la Sécu est synonyme de gestion administrative et autoritaire d'une pénurie croissante.
Dans ce cadre, plus difficile encore que de trouver un financement pour se soigner, il faudra trouver des cons pour soigner.. la tendance est déjà amorcée
Millième édition.
JFH
FMB